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The world according to David Graham

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2017 Summer newsletter / infolettre été 2017

A Word From David

This summer, Canada is celebrating the 150th anniversary of our confederation. It does not mark the beginning of our history, nor come close to covering everything that has happened in our country, but it does give us an opportunity to reflect on what we have.

Our environment is, of course, of utmost importance. Without it, not much else matters. In our region, this is best exemplified through water management. While Internet access and cell phone service remain the number one priority for me and my team, protecting our lakes and waterways is number two, within the larger frame of protecting our environment.

Jurisdiction over our waterways is very complicated. Navigable water comes under federal responsibility. Non-navigable does not. What is man-made in water is generally federal. What is natural in the water is generally provincial. The shoreline is municipal or regional, and provincial up to the high-water mark. A vessel bypassing municipal controls at the shore and getting into the water becomes federal. Enforcement is almost entirely provincial, however municipalities can also assume some of that responsibility, although generally at great expense. Most of this division of jurisdiction is laid out in the constitution. On top of that, going back to Confederation, federal policy has been based, not on protecting the water, but on protecting navigation. Thus, the two pieces of federal legislation that affect our lakes and rivers are the Canada Shipping Act and the Navigation Protection Act, putting water under Transport Canada rather than Environment Canada. Bringing sense to this is the main thrust of my interventions on this subject.

The net result of this complex system is that it is up to us, collectively, to take care of our waterways. In the Laurentians, environmental awareness is well-established. Our residents understand how important it is to take care of and respect nature. Lake associations, watershed groups and municipalities all take on an active, even proactive, role in this, and I thank all of you who are involved. According to Anne Léger, the executive director of the Laurentian regional environment council, our region boasts one of the greatest concentrations of active lake associations in Quebec. This is not surprising given the great number of lakes that have been studied and followed through provincial programs to evaluate and monitor lakes such as the RSVL (Réseau de surveillance volontaire des lacs). See the note at the bottom of page 3 for more information.

While some communities have succeeded in getting through the arduous process of implementing regulations, for most, we are on what can best be described as the honour system. There are three things you can do on your own initiative:

First, please ensure that everything that goes in the water, from the smallest kayaks and pedal boats to the largest yachts, and even seaplanes, are thoroughly cleaned – including inside any ballast tanks – before going in the water and when moving from one waterway to another. Milfoil – explained in depth on page 4 – transfers too easily: a small chunk the size of a dime is sufficient. There is no known cure once it is in a lake.

Second, ensure that any boat used in a given lake or waterway is used appropriately. For example, according to current research, wake boats are fine if they are kept from creating wakesurf within 300 metres of shore or in water less than 5 metres deep. Within those ranges, though, they contribute significantly to washing away the shoreline and turning up lakebed sediment, both of which cause significant and sometimes irreparable damage to the greatest asset we have in our region: our lakes and waterways.

And third, if you are on or near a lake, join your lake association if there is one, and, if not, start one.

Together, we can ensure that our lakes and waterways, and the tourist industry that depends on them, is there for the next generations to enjoy.

- David

Mot de David

Cet été, nous célébrons le 150e anniversaire de notre confédération. Cela ne marque pas le début de notre histoire; ni toute l’histoire de notre pays, mais cela nous donne la chance de porter le regard sur ce que nous avons.

Notre environnement est sans conteste notre plus grande richesse. Sans l’environnement, plus rien d’autre ne compte. Dans notre région, la gestion des plans d’eau est l’exemple le plus marquant. Bien que l’accès à Internet et aux services de communications cellulaires demeure la priorité numéro un pour mon équipe et moi-même, la protection de nos lacs et cours d’eau est la priorité numéro deux, s’inscrivant dans cette optique plus large de protection de l’environnement.

La juridiction de nos plans d’eau est compliquée. Les plans d’eau navigables sont de juridiction fédérale… mais pas ceux nonnavigables. Les canaux et dérivations construits par l’homme sont généralement de juridiction fédérale… mais les plans d’eau naturels sont généralement de juridiction provinciale. Les berges et les accès de mise à l’eau sont règlementés par le municipal / régional, alors que le provincial contrôle le fond des lacs et le littoral jusqu’à la ligne des hautes eaux. L’application des lois est presque entièrement de juridiction provinciale, mais les municipalités peuvent assumer quelques responsabilités, quoique cela engendre souvent de grosses dépenses. La majorité de ces mélanges de juridiction sont énoncés dans la constitution. Cependant, au moment d’établir la confédération, la règlementation a été adoptée pour protéger le droit à la navigation plutôt que pour protéger les plans d’eau. Ainsi, les principales lois fédérales qui encadrent nos lacs et nos rivières sont la Loi sur la marine marchande et la Loi sur la protection de la navigation, donnant ainsi la responsabilité des plans d’eau à Transports Canada plutôt qu’à Environnement Canada. C’est ce dernier fait qui guide mes interventions sur le sujet de la protection des plans d’eau.

Le résultat de ce système complexe, c’est que c’est à nous, collectivement, de veiller sur nos plans d’eau. Dans les Laurentides, la conscience environnementale est bien établie. Les résidents comprennent à quel point il est important de respecter et conserver notre nature. Les associations de lacs; les organismes de bassins versants et les municipalités jouent tous un rôle actif et même proactif, et je remercie tous ceux qui s’impliquent en ce sens. Comme le mentionne Anne Léger, directrice du Conseil Régional de l’Environnement des Laurentides: ``notre région possède une des plus grande concentration d’associations de lacs actives au Québec.`` Un grand nombre de nos lacs sont étudiés et suivis via des programmes provinciaux d’évaluation et contrôle des plans d’eau, comme le RSVL (Réseau de Surveillance Volontaire des Lacs). Plus d’informations sur la santé de nos lacs au bas de la page 3 de ce bulletin.

Bien que certaines municipalités aient réussi à implanter une nouvelle règlementation, au terme d’un processus très ardu auprès de Transports Canada; nous devons pour l’instant nous référer au bon sens et à une sorte de ``code d’honneur`` pour la protection de nos plans d’eau. Voici 3 actions que vous pouvez mettre en pratique dès maintenant :

Premièrement : assurez-vous que tout ce qui va dans nos plans d’eau -- des petites embarcations comme un pédalo ou un kayak jusqu’aux plus grandes comme un ponton ou même un hydravion – soit entièrement nettoyé (incluant les réservoirs à ballast) avant la mise à l’eau ou lorsqu’on passe d’un plan d’eau à un autre. Le myriophylle à épi (plus d’informations en page 4) se transfère trop facilement : un morceau de la taille d’un ongle peut suffire à contaminer un lac et il n’y a actuellement aucune solution connue pour éradiquer cette plante.

Deuxièmement : assurez-vous de l’usage approprié d’une embarcation selon le type de plan d’eau. Par exemple, les plus récentes recherches démontrent que l’usage d’un wake-boat devrait se faire s’il y a une distance minimum de 300 mètres des berges et une profondeur minimale de 5 mètres d’eau. Autrement, les vagues causées par l’usage de ce type d’embarcation contribuent à la dégradation des berges et au brassage de sédiments, causant ainsi des dommages significatifs et parfois irréparables à la plus grande richesse de notre région : nos lacs et plans d’eau.

Finalement : que vous soyez riverain ou non; joignez les rangs de votre association de protection du lac… et si celle-ci n’existe pas encore, devenez-en fondateur !

Ensemble, nous pouvons agir pour que nos lacs et rivières, et l’industrie touristique qui en dépend, soient encore accessibles pour que les prochaines générations en profitent.

- David

KNOWING OUR REGION: OF LAKES AND RIVERS

There is an old adage that goes: we need to know where we come from to know where we are going. I love my country and am passionate about discovering the origins of places and the people who made them. So I invited my father, local historian Joseph Graham, to tell us a bit about the history of our region. Over the next few years you will receive many more of this type of communications and as often as possible I will include a section on our history. If you have any historical subjects that you would like to learn more about, let us know! Enjoy the read!

CONNAÎTRE NOTRE RÉGION : DE LACS ET DE RIVIÈRES

Il y a un adage qui dit : il faut savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va. J’aime mon pays et je trouve passionnant de découvrir les origines des lieux et des gens qui le façonnent. J’ai donc invité mon père, l’historien local Joseph Graham, à nous parler un peu de l’histoire de notre région. Vous recevrez au cours des prochaines années plusieurs autres communications du type de ce journal et j’inclurai le plus souvent possible une section historique. D’ailleurs s’il y a des sujets dont vous voulez connaître l’histoire; faites-nous le savoir. Bonne lecture !

Open waters and fish have been central to our lives back to the earliest inhabitants of the multitude of rivers that served as transport routes from Quebec City to Lake Huron.

Trout were plentiful in the lakes, rivers and streams here, and many of our lake names commemorate their varieties. Following the current, the Weskarinis, the indigenous people of the region, came across the ouananiche, part trout, part salmon, as they neared the larger waterways. The Lièvre, Rouge, Petite Nation and North rivers served as their transport routes as well as an important source of protein. In fact, the principal protein in the Wendat (Huron) diet was fish, not meat.

When European settlers spread into the area, they used the rivers to float logs down, originally for the navies and then for mills. The logs came from pine forests, nurtured and inhabited for centuries by the Weskarinis and their ancestors. Farmers moved up the rivers establishing themselves on the fertile banks, maintaining open fields, changing the water flow. The river beds were disturbed, but the fish survived and sports fishing began. In 1884, the government declared that any land ceded for farming along minor waterways had to respect a servitude of three chains (about 60.3 metres) from the high water mark to allow access for this new sport.

At the same time, mills were built along the rivers, and dams to control the flow of water were stopping the free passage of fish. In his History of Argenteuil, Cyrus Thomas recounted how in the 1820s a Mr. Clark drowned while waiting for the mill in Lachute to grind his grain. He “went to fish for salmon, which were then to be had below the dam...” Each successive generation has adjusted to new norms of reduced fish, as though stepping down a staircase one generation at the time.

Dr. Edmond Grignon, author of the 1912 history of Ste. Agathe, alerted us that the mills were partly responsible for the disappearance of the abundant fish and that the region’s reputation as a fisherman’s paradise was at risk. Minnows of other varieties, he continued, brought in as bait fish, escaped into the waters and consumed trout eggs.

Canada’s first airline, Laurentian Air Services, subsequently Wheeler Air, began by flying fishermen and hunters out of Lake Ouimet in St. Jovite in 1929. The fisherman’s paradise was already moving to the farther reaches. Fred de Leeuw, who joined the firm in 1957, described flying into a string of camps all the way to James Bay. Motorboats were also beginning to ply the waters, bringing along a new kind of skiing. Lakes had become the centrepiece of the Laurentian Playground and the larger ones drew people from the world’s capitals.

Today, the mills are gone and the ouananiche are forgotten. Many have tried to clean things up, but each generation takes a single step of that staircase, wanting the river to be put back to the way it was when they were younger. The top step is too far back for anyone to remember. Today, few dams serve an economic purpose and the forests are coming back in protected waterfront areas. We can look back up the staircase to the top and imagine the gigantic pine forests and rivers teeming with trout while we work together to decide what we want our children and grandchildren to inherit.

- Joseph Graham

Les cours d’eau et les poissons ont joué un rôle crucial dans nos vies, tant pour les peuples autochtones que pour les premiers colons qui se sont établis le long des rivières. Celles-ci leur servaient de moyen de transport depuis la ville de Québec jusqu’au lac Huron.

Le poisson abondait dans les lacs, les rivières et les ruisseaux, comme en témoignent les noms des plans d’eau qui commémorent leurs variétés (lac de la Grise; lac Arc-en-ciel; lac Brochet; lac Doré; etc.). Les rivières du Lièvre, de la Rouge, Petite Nation et du Nord ont permis aux Weskarinis, les indigènes de la région, de se déplacer sur tout le territoire, en plus de leur fournir une source importante de protéine. En suivant le courant, les Weskarinis ont découvert près des plus grands cours d’eau la ouananiche, une sorte de fusion entre la truite et le saumon. D’ailleurs, le principal apport en protéine du régime wendat (huron) provenait du poisson, et non de la viande.

Lorsque les colons se sont installés dans la région, ils ont utilisé les rivières pour transporter des billots de bois, d’abord pour la marine, et ensuite pour des moulins. Les billots provenaient de forêts de pins qui ont été habitées pendant des siècles par les Weskarinis et leurs ancêtres. Les fermiers se sont établis le long des cours d’eau sur les terres fertiles et se sont mis à défricher des champs, modifiant ainsi le débit de l’eau. Des cours d’eau ont été détournés, mais les poissons ont survécu.

C’est alors que la pêche récréative fait son apparition. En 1884, le gouvernement déclare que toute terre cédée à des fins agricoles le long de cours d’eau mineurs doit respecter une servitude de trois chaînes (environ 60,3 mètres) des hautes eaux pour permettre la pratique de ce nouveau sport.

Au même moment, des moulins sont construits le long des rivières, de même que des barrages pour contrôler le débit de l’eau. Ces derniers empêchent les poissons de se déplacer librement. Dans son livre History of the counties of Argenteuil, Cyrus Thomas raconte la noyade de M. Clark à Lachute, alors qu’il attendait que le moulin broie son grain. Il était allé pêcher le saumon, qui se trouvait en aval du barrage. Chaque génération s’est ajustée à la nouvelle norme selon laquelle moins de poisson est disponible, comme si chaque génération descendait une marche d’escalier.

Edmond Grignon, auteur de l’Album historique publié à l’occasion des fêtes du cinquantenaire de la paroisse de Sainte-Agathe-des-Monts (1912), affirmait déjà que les moulins étaient responsables de la disparition des poissons et que la réputation de paradis du pêcheur de la région était en péril. Des vairons de différentes espèces introduits pour servir d’appât s’étaient répandus dans les cours d’eau et avaient mangé les œufs de truites.

Le premier transporteur aérien au Canada, Laurentian Air Line, devenu par la suite Wheeler Air, a commencé à transporter des pêcheurs et des chasseurs à partir du lac Ouimet, à Saint-Jovite, en 1929. Le paradis des pêcheurs se faisait déjà de plus en plus loin. Fred de Leeuw, qui s’est joint à la firme en 1957, dit avoir visité par avion des campements successifs jusqu’à la Baie James.

Les bateaux à moteur faisaient aussi leur apparition sur les cours d’eau, proposant une nouvelle façon de skier. Les lacs devenaient le principal attrait touristique, et les plus gros attiraient des touristes du monde entier.

Aujourd’hui, les moulins ont disparu et la ouananiche a été oubliée. Quelques barrages jouent un rôle économique et les forêts reprennent leur place dans les zones riveraines protégées. Plusieurs ont tenté de nettoyer les cours d’eau, mais chaque génération ne franchit qu’une seule marche, son souhait étant que les cours d’eau soient comme quand ils étaient petits.

Plus personne ne se souvient de la marche la plus haute, qui correspond aux forêts de pins gigantesques et aux rivières débordantes de truites. Nous devons imaginer l’héritage que nous voulons laisser à nos enfants et à nos petits-enfants et travailler ensemble afin de remonter l’escalier.

- Joseph Graham

View the original publication. Voir la publication originale.

Posted at 16:11 on July 01, 2017

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