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The world according to David Graham

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2016 Fall newsletter / infolettre automne 2016

A word from David

Dear friends,

Thank you for the tremendous feedback to my previous newsletter. I take great pride in representing a riding with such a strong sense of community and so many people who care deeply about it. Your responses help me explain the realities of our region to my colleagues in Parliament.

I have said on many occasions that the two most important issues in this riding are Internet and mobile phone access, and the protection of our lakes from destructive invasive species such as Eurasian watermilfoil, and from boats whose performance is not well matched to the lakes they operate on. These issues are moving forward slowly but surely, and are only part of a much larger set of files you have asked me to work on.

It is no secret that, aside from a growing tech sector in the south and forestry and agriculture in the north, tourism is the engine for much of the region's economy. Proper Internet access and cellphone service and the health of our lakes are important issues to deal with to ensure the continued survival of this crucial industry, as is working for improvements to our employment insurance system and the infrastructure required to gain access to our region. Highway 15, as someone in Sainte-Adèle put it to me recently, helped us open up the region, but it is now choking us, with serious traffic congestion. So what is our long term solution? The answer remains to be worked out and your participation, by sending me your thoughts, comments, and ideas, will help us get there.

As we approach the major celebrations of Canada's 150th birthday in 2017, we have begun celebrating with significant investments in our region.

At the beginning of September, as part of the Canada 150 Infrastructure Program (PIC150), I was proud to join the MRCs of Laurentides, Antoine-Labelle, Pays-d’en-Haut and Rivière-du-Nord in announcing $1 million of immediate new funding to improve the linear park, with $500,000 each from the federal government and The railway right of way that Curé Labelle created became the linear park Le P’tit from the combined MRCs.

I chose the town of Labelle for this announcement for its historical significance. This year, 2016, is the 125th anniversary of the death of Curé Labelle, whose vision brought the railway to and through the region, laying the way for the community we know today. While the rails were tragically ripped out between 1987 and 1989, we continue to prosper from his vision through the wildly popular linear park, which receives an estimated 1.4 million visitors per year. While I believe bringing rail back to our region in some form at some point in the future is going to be necessary to open up access to both our tourism and non-tourism industries, it will have to be done in a way that protects the jewel that is our bicycle path.

Curé Labelle's vision of the railroad was as our means of communication, and a way to bring people north to settle the region. I believe that, for us, Internet access is the new rail, and that we must again follow Curé Labelle's vision by using the latest technology to open up the north. It is in this spirit that I am working hard to find ways to bring real, modern, high speed Internet to the region. I ask for your help by sharing with me the reality of your communications situation as well as its impact on your life. Thank you to those who have already done so. I also ask for your patience as we look for solutions to a problem successive governments have promised to solve for nearly two decades. Curé Labelle, after all, did not live to see the first train make it as far as Sainte-Agathe, yet his vision brought it all the way to Mont-Laurier.

- David

Mot de David

Chers amis et chères amies,

Merci pour les très nombreuses réactions que vous avez envoyées en réponse à mon dernier bulletin. Je suis extrêmement fier de représenter une circonscription où les gens accordent autant d’importance à la communauté. Vos réponses m’aident à expliquer les réalités de notre région à mes collègues du Parlement.

J’ai répété à de nombreuses reprises que les deux plus grands enjeux de notre circonscription sont, premièrement, l’accès à Internet haute vitesse et le service de téléphone mobile, et deuxièmement, la protection de nos lacs contre les espèces envahissantes et destructrices, comme le myriophylle à épi, ainsi que les bateaux dont l’opération ne convient peut-être pas aux lacs où ils sont utilisés. Ces dossiers avancent lentement, mais sûrement, et comptent parmi l’ensemble des nombreuses préoccupations où vous m'avez demandé d'agir.

Ce n’est un secret pour personne que l’économie de la région dépend fortement du tourisme. Pour assurer la survie de cette industrie cruciale, il faut absolument régler les problèmes liés au manque d’accès à Internet haute vitesse et de service de téléphone cellulaire et à la santé de nos lacs. Nous devons également, entre autres, améliorer l’accès à l’assurance-emploi pour nos nombreux travailleurs saisonniers, ainsi qu’améliorer l’infrastructure servant à entrer dans la région et à en sortir. Une personne de Sainte-Adèle m’a dit récemment que l’autoroute 15 nous avait aidé à rendre la région accessible, mais que maintenant, elle l’étouffait; quelle est donc la solution à long terme? Nous cherchons toujours la réponse, et vous pouvez nous aider à la trouver en nous envoyant vos réflexions, vos observations et vos idées.

À l’approche de 2017 et des grandes célébrations du 150e anniversaire du Canada, nous avons commencé à fêter en faisant des investissements importants dans la région.

Au début de septembre, dans le cadre du Programme d’infrastructure communautaire de Canada 150 (PIC150), c’est avec fierté que je me suis joint aux MRC d’Antoine-Labelle, des Laurentides, des Pays-d’en-Haut, et Rivière-duNord pour annoncer un nouvel investissement immédiat d’un million de dollars pour améliorer le parc linéaire. Le gouvernement fédéral et les MRC combinées verseront chacun 500 000 $.

J’ai choisi de faire cette annonce dans la municipalité de Labelle en raison de son importance historique. L’année 2016 marque le 125e anniversaire de la mort du curé Labelle; c’est grâce à lui que le chemin de fer a été construit dans la région et que celle-ci est devenue ce qu’elle est aujourd’hui. Bien que les rails aient été tragiquement arrachés entre 1987 et 1989, sa vision continue à nous faire prospérer grâce au parc linéaire immensément apprécié, qui attirerait, selon les estimations, jusqu’à 1,4 million de visiteurs par année. Je crois qu’il faudra un jour concevoir un nouveau projet de transport ferroviaire pour ouvrir l’accès à nos industries touristiques et non touristiques; or, ce projet devra inclure la protection du joyau qu’est notre piste cyclable.

Pour le curé Labelle, le chemin de fer représentait un moyen de communication, une façon de transporter les gens dans le Nord et de peupler la région. Selon moi, l’accès à Internet est pour nous l’équivalent du chemin de fer, et nous devons, encore une fois, suivre l’exemple du curé Labelle et utiliser la nouvelle technologie pour désenclaver le Nord. C’est dans cette optique que je m’efforce de trouver des façons de doter la région d’un réseau moderne et efficace d’Internet haute vitesse. Je vous demande de m’aider en me faisant part, si ce n’est pas déjà fait, de votre situation en matière de communication et de ses répercussions. Je vous demande également de faire preuve de patience pendant que nous cherchons une solution à un problème que les gouvernements successifs promettent de résoudre depuis près de 20 ans. Après tout, le curé Labelle n’a pas vécu assez longtemps pour voir le premier train arriver à Sainte-Agathe, et pourtant, grâce à lui, il s’est rendu jusqu’à Mont-Laurier

- David

KNOWING OUR REGION: CURÉ LABELLE AND THE IMPORTANCE OF INFRASTRUCTURE

There is an old adage that goes: we need to know where we come from to know where we are going. I love my country and am passionate about discovering the origins of places and the people who made them. So I invited my father, local historian Joseph Graham, to tell us a bit about the history of our region. Over the next few years you will receive many more of this type of communications and as often as possible I will include a section on our history. If you have any historical subjects that you would like to learn more about, let us know! Enjoy the read!

CONNAÎTRE NOTRE RÉGION : LE CURÉ LABELLE ET L’IMPORTANCE DES INFRASTRUCTURES

Il y a un adage qui dit : il faut savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va. J’aime mon pays et je trouve passionnant de découvrir les origines des lieux et des gens qui le façonnent. J’ai donc invité mon père, l’historien local Joseph Graham, à nous parler un peu de l’histoire de notre région. Vous recevrez au cours des prochaines années plusieurs autres communications du type de ce journal et j’inclurai le plus souvent possible une section historique. D’ailleurs s’il y a des sujets dont vous voulez connaître l’histoire; faites-nous le savoir. Bonne lecture !

François-Xavier Antoine Labelle, curé of the Parish of Saint-Jérôme from 1868 to 1891, was first and foremost a community builder. Having received minimal training to become a priest, he was more concerned for his flock than for their eternal souls and, in his early days as parish priest at Saint- Bernard-de-Lacolle, he distinguished himself with his ability to blow a large bugle, promising to be at the head of the militia if the Fenians—the Irish nationalists of the time—dared to cross the border from the US during his watch. They didn’t.

Once transferred to Saint-Jérôme, he saw the need for infrastructure and encouraged support for the politicians who could do something about it. His call for a rail link with Montreal fell on deaf ears until, during the firewood crisis of the winter of 1871-72, he organized a ‘bee’ to collect firewood and distribute it among the poor in Montreal. It saved the workforce of the city from a dangerously cold winter and Montreal finally listened to his call for a train to come as far as Saint-Jérôme.

But his vision was greater. He saw the need to build a transportation infrastructure across the entire Cantons du Nord, up through Saint-Sauveur, Sainte-Agathe, Mont-Tremblant, all the way to Mont-Laurier -- and then on through the northern route to Winnipeg. In order to achieve his goal, he became Quebec’s Assistant Commissioner of Agriculture and Colonization, a role that caused him problems within the Church hierarchy.

A gentle man, well over 6 feet tall and weighing more than 300 pounds, he and his equally large companion Narcisse Ménard traversed our region on foot and by canoe more than 45 times. When these two big men spoke of Labelle’s great dream, people were loath to challenge them, and long before the railroad reached Sainte-Agathe the rail had become a symbol of hope for the small communities that had been established earlier. Ernest Piché’s family once farmed on the shores of Lac Brûlé in Sainte-Agathe and, as a boy, he learned from his grandfather Nazaire that before the railroad was built a farmer could burn the trees on his land and carry the ash to sell for making potash, sometimes travelling as far as Saint-Jérôme. With the few dollars he earned, he could buy essential tools. Labelle saw the potential for shipping products to market as a game-changer but no-one really foresaw what would happen with proper infrastructure in place. With the train came thousands upon thousands of visitors, summer tourist activities and eventually skiing.

Curé Labelle, remembered today as the apostle of colonization and the King of the North, died on January 4, 1891, in a hotel in Quebec City, after learning that the Church obliged him to withdraw from his role as Assistant Commissioner.

- Joseph Graham

François-Xavier-Antoine Labelle, curé de la paroisse de St-Jérôme de 1868 à 1891, était d’abord et avant tout un bâtisseur. Ayant reçu une formation cléricale plutôt brève, il était davantage préoccupé par ses troupes que par leurs âmes éternelles et, à ses débuts comme curé de la paroisse de Saint-Bernard-de-Lacolle, il s’est démarqué par sa capacité à jouer du clairon, en promettant d’être à la tête de la milice si les féniens (des nationalistes radicaux irlandais installés aux États-Unis) osaient traverser la frontière près de laquelle il exerçait son ministère. Ils ne l’ont pas fait.

Une fois transféré à St-Jérôme, il a tout de suite constaté les besoins en matière d’infrastructures, et il a sollicité l’appui des politiciens à cet égard. Son idée de construire une ligne ferroviaire entre Montréal et SaintJérôme était tombée dans l’oreille d’un sourd jusqu’à ce que, durant la pénurie de bois de chauffage de l’hiver 1871-1872, il organise une « corvée de bois » et prend la tête d’un convoi chargé de bois de chauffage destiné aux familles pauvres de la métropole. C’est grâce à son initiative que les travailleurs de la ville ont pu survivre à cet hiver particulièrement rude. La ville de Montréal a donc finalement accédé à sa demande de créer une liaison ferroviaire entre les deux villes.

Mais le curé Labelle était un visionnaire. Il a vu la nécessité de construire un chemin de fer qui relierait les Cantons du Nord – Saint-Sauveur, Sainte-Agathe, Mont-Tremblant et Mont-Laurier – puis qui suivrait la route du Nord jusqu’à Winnipeg. Afin d’atteindre son objectif, il a accepté le poste de sous-commissaire du ministère de l’Agriculture et de la Colonisation du Québec, un rôle qui lui a causé bien des ennuis au sein de la hiérarchie de l’Église.

Du haut de ses 6 pieds et de ses quelque 300 livres, ce gentilhomme et son compagnon, Narcisse Ménard, tout aussi imposant, ont traversé nos Laurentides à pied et en canot –plus de 45 fois. Lorsque ces deux hommes robustes parlaient du rêve ambitieux du curé Labelle, les gens n’osaient pas les contredire, et bien avant que le chemin de fer n’ait atteint SainteAgathe, il était devenu un symbole d’espoir pour les petites communautés qui s’y étaient établies auparavant. La famille d’Ernest Piché cultivait une terre sur les rives du Lac Brûlé, à Sainte-Agathe, dans les années 1880 et, lorsqu’il était enfant, son grand-père Nazaire lui avait appris qu’avant la construction du chemin de fer, un agriculteur pouvait brûler les arbres de sa terre et se rendre parfois aussi loin que St-Jérôme pour y vendre les cendres de bois, riches en potasse. Avec les quelques dollars gagnés, il pouvait s’acheter des outils essentiels.

Le curé Labelle a vu la possibilité d’acheminer nos produits vers les marchés comme un point tournant dans notre économie, mais personne n’avait vraiment prévu ce qui arriverait après la mise en place des infrastructures. Le train a amené des milliers de visiteurs, des activités touristiques estivales et, éventuellement, la pratique du ski.

Le curé Labelle, qu’on considère encore aujourd’hui comme étant l’apôtre de la colonisation ou le roi du Nord, est décédé le 4 janvier 1891, dans un hôtel de la ville de Québec, après avoir appris que l’Église l’obligeait à renoncer à son rôle de sous-commissaire.

- Joseph Graham

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Posted at 14:10 on October 01, 2016

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